
S'impliquer, oui. Mais pas n'importe comment.
Un manager ,ce n’est pas un magicien, ce n’est pas non plus un salarié, ni un bouche-trou, ni un plan B quand « l’artiste n’a pas le temps ».
C’est un copilote, un relai stratégique, un facilitateur et pour que ce rôle prenne tout son sens, encore faut-il que l’artiste ou le groupe s’implique avec méthode, pas dans tous les sens.
Dans ce billet, complémentaire à l’article « Manager Musical – Tout savoir », on remet les pendules à l’heure : l’implication est essentielle, mais l’improvisation fait souvent plus de mal que de bien.

🤝 Manager et artiste : chacun sa part, ensemble

Un projet artistique solide repose sur une synergie.
Le manager structure, planifie, propose. L’artiste ou son association doit prendre part activement : il est le moteur, le coeur du projet. Mais cette implication doit suivre un cadre précis.
Ce que fait le manager :
- Planifie les temps forts du projet
- Construit les outils de diffusion (bio, EPK, dossiers, visuels, pitchs…)
- Organise les prises de contact avec méthode (booking, partenariats, presse…)
- Représente le projet dans les échanges pros
Ce que l’artiste ou le groupe doit faire :
- Être disponible pour avancer (concerts, résidences, entretiens)
- Participer à la mise à jour des contenus (infos, photos, vidéos)
- Être force de proposition dans le bon timing, avec les bons outils
« S’impliquer, ce n’est pas foncer. C’est avancer avec méthode. »
📪 L’envoi de mails sauvages : un faux bon réflexe
On le voit encore trop souvent : un membre du groupe contacte une SMAC, un bar ou un festival sans coordination préalable.
L’intention est bonne, mais le résultat est souvent contre-productif :
L’approche n’est pas alignée avec l’image ou le discours travaillé en amont
Le ton, la forme ou les infos sont inadaptés
Le programmateur est démarché deux fois… et perd confiance
« Communiquer, c’est une stratégie, pas une impulsion. »
Résultat : le manager ne peut plus reprendre proprement la main. Le contact est grillé. Et dans le meilleur des cas… c’est juste une perte de temps.

✅ Ce que le groupe peut (et doit) faire intelligemment
Mauvais réflexe | Bon réflexe |
---|---|
« On a écrit à la SMAC, t’en penses quoi ? » | « On prépare ensemble ce mail avant envoi ? » |
« On a répondu direct à la salle, je sentais bien le feeling. » | « Tu veux gérer ce contact ou je le fais avec le bon dossier ? » |
« J’ai relancé avec mon adresse perso. » | « On centralise les réponses via la com’ du projet ? » |
Le message est simple :
Un manager n’est pas là pour corriger les écarts. Il est là pour optimiser chaque geste.
📊 Une communication mal alignée = image floutée
Si l’artiste improvise sa bio pendant qu’en coulisse le manager a peaufiné un discours cohérent depuis 6 mois… tout le travail tombe à plat.
On renvoie une image floue, brouillonne, peu pro.
C’est encore plus vrai pour le booking :
Utiliser un visuel obsolète
Partager une vidéo live mal filmée
Oublier les infos pratiques (fiche tech, contact, cachet, durée…)
Tout ça dessert le projet. Et fait perdre du temps à tout le monde.
« Être impliqué, ce n’est pas saboter. C’est viser juste. »

🎯 En conclusion
Oui, l’artiste doit être impliqué. Il est même indispensable qu’il le soit. Mais à condition de le faire dans un cadre clair, défini avec son manager.
Le manager est un levier : il élève le projet, mais il a besoin d’un appui stable et d’une direction commune.
« Tu restes le moteur de ton projet, moi, je suis le copilote. Mais sans cap, sans carte, et sans communication claire entre nous, on tourne en rond. »
🔗 Pour aller plus loin, retrouve le billet principal ici : ➡️ Manager Musical – Tout savoir
Et pense à partager ce billet à ton groupe ou ton asso… avant d’écrire ton prochain mail au programmateur de la SMAC du coin 😉